Tout ça pour l’amour !

Du 04 au 08 janvier 2022
à 21h

- SEULE EN SCÈNE / CRÉATION -

Durée : 1h20

D’Edwige Baily et Julien Poncet
Mise en scène : Julien Poncet
Avec : Edwige Baily
Scénographie et costumes : Renata Gorka
Lumières : Julien Poncet
Musique et sound design : Raphaël Chambouvet

Le Théâtre Comédie Odéon, en coproduction avec Ki M’Aime Me Suive, le Théâtre Petit Montparnasse et le Théâtre Le Public

« La littérature, c’est comme un p’tit cachet qui fait des bulles dans l’eau de la vie. »

Texte ciselé, verbe savoureux et parfois fleuri interprété avec fougue et passion, ce seule-en scène s’adresse à tous. Ceux qui ont adoré découvrir la littérature à l’adolescence pour ne plus la quitter… et ceux qui ont détesté !

Évocation virevoltante et captivante de l’Antigone de Sophocle en passant par Flaubert, Rimbaud, Camus…

Ce spectacle prend sa source dans l’histoire vraie d’une femme et d’un amour pur et absolu.

 

Note d’intention

Tout ça pour l’Amour ! est né au printemps 2020, après quelques semaines passées dans le brouillard de la pandémie mondiale. Le temps des interrogations sans queue ni tête et surtout sans réponses avait sonné : quel est le sens de notre métier ? Nous avons rapidement décidé de cesser de réfléchir : c’est au théâtre que nous avons rendez-vous, et ça c’est très clair. Et si nous nous faisions tous confiance et nous remettions à rêver ?

C’est au tout début de cette crise, que nous nous sommes rencontrés et reconnus dans une approche sans prérequis de la création. D’instinct, il nous est apparu que non seulement il serait joyeux de travailler ensemble, mais qu’il serait surtout idiot de ne pas essayer de mettre à profit un temps pour essayer. Dans un flot d’échanges et d’envies communes s’est dessiné le rêve d’un spectacle, que nous imaginions comme une surprise à offrir aux gens quand ils pourront revenir au théâtre, et pour qu’ils y reviennent toujours : faire avec peu de moyens, un spectacle drôle, émouvant, riche, et qui raconterait notre passion pour l’Amour, la poésie, la littérature, le théâtre et la culture. Apprenant à nous connaître, sautant sur les petites pierres de nos souvenirs, de nos émois, de nos émotions, il nous est rapidement devenu évident que ce spectacle nous ramènerait à l’endroit où tout a commencé : les moments de nos vies, souvent l’adolescence, où les mots ont commencé à nous parler, à nous faire prendre
conscience du monde, la découverte à l’école des auteurs, des poètes et le moment étourdissant où nous comprenions qu’il était possible de penser par nous-même… Et c’est chaque fois par un choc émotionnel que les choses arrivaient : un enchaînement de trois petits mots l’air de rien, une phrase, une
strophe, un vers, qui d’un coup soudain apportent une révélation : c’est magnifiquement énoncé, c’est bien ce que je pensais, c’est bien ce que je ressentais, mais je n’étais jamais parvenu à le dire ! Et puisque nous mettions un peu de nos vies dans le shaker, nous avons aussi pensé à nos parents enseignants, et aux enseignants qui nous ont accompagnés comme des parents. Nous avons aussi parlé de notre époque et de ses morales, de ce qui nous fait vibrer, de ces théâtres et de la culture souvent perçus comme des cathédrales imposantes et impénétrables, de nos quêtes d’amour et d’absolu, des vies que
nous voulions construire lorsque nous étions enfants. Et nous avons fini par monter ce spectacle qui rend hommage à ceux qui transmettent, et qui réhabiliterait l’Amour comme un sens inscrit dans l’ADN de l’humanité, considérant l’amour et la culture comme impossibles à juger, enfermer ou posséder. Ils agissent comme des petits cachets qui font des bulles dans l’eau de la vie et qui soulagent des tracas de l’existence.

L’histoire inspirée de faits réels et de la vie de Gabrielle Russier, nous a permis de convoquer une galaxie d’auteurs et de poètes de Sophocle à Pierre Michon, en passant par Camus, Baudelaire, Galilée, Rimbaud, Vian et tant d’autres et de nous rendre compte à quel point, et souvent sans le savoir, ils éclairaient notre vie, celle que nous essayons tous de bâtir comme un petit monument, pour ceux qui resteront.

La presse en parle...

« Un bijou d’intelligence, de finesse, de dérision et d’humour ciselé dans un écrin d’ombre et de lumière, chanté et dansé, ode magnifique à la littérature. » La Libre

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