Philippe Caubère – Lettres de mon moulin

Du 07 octobre au 1er novembre 2020
Du mercredi au samedi à 19h
Les dimanches à 17h sauf le 11/10 à 19h

Relâche : 08/10

Les jours impairs découvrez le volet 1
Les jours pairs et le 1er novembre découvrez le volet 2

Genre : Seul en scène
Durée de chaque spectacle : 1h30

De : Alphonse Daudet
Adaptation : Philippe Caubère
Avec : Philippe Caubère
Lumière et régie : Mathieu Faedda
Conception du costume : Michel Dussarat - location Eurocostumes
Menuiserie : Patrick Pecout
Couture : Marie-Claire Ingarao
Productrice et Aide-mémoire : Véronique Coquet
Conseillère langue provençale : Marie-Charlotte Chamoux
Affiche : Sophie Comtet-Kouyaté
Photos : Arnold Jerocki

Spectacle en deux soirées conçu, mis en scène et joué par Philippe Caubère

Attention ! Ceci n’est PAS une lecture… ! Je sais ce qu’est une « lecture jouée » pour avoir souvent sacrifié à l’exercice. Tous mes spectacles bâtis sur des textes qui n’étaient pas de moi : Aragon, Montcouquiol,  Benedetto, Suarès ou Pagnol, sont tous passés par cette étape. Et puis Alain Cuny avec Claudel, Fabrice Luchini avec Céline, Jouvet et d’autres, plus près de moi Michel Galabru avec les lettres de Raimu, ont donné à ce genre ses titres de noblesse. Mais je vous le dis franchement, quelque valables que soient ces exceptions, la lecture, jouée ou non, reste pour moi le degré zéro du théâtre. Apprendre le texte m’en paraît être le degré un, le mettre en scène le degré deux, et le jouer, — sauf qu’attention : le BIEN jouer ! — le degré trois. Mais ça… c’est une autre affaire ! Au sujet de laquelle on ne peut, hélas, faire aucune promesse, ni donner de garantie. Juste en émettre l’espoir. Et s’y employer avec le plus de force, de patience et d’acharnement possibles. Ce qui n’a rien à voir, je le précise, avec un choix qui serait moral ou professionnel. Non : c’est un choix artistique. Apprendre le texte, « par cœur » comme on dit, c’est choisir de le pénétrer plutôt que de le survoler, l’explorer plutôt que de se contenter de le visiter ou de « se laisser traverser » par lui, comme le veut une certaine mode. C’est s’en imprégner enfin, en jouir, en souffrir, bref se l’approprier. Pour avoir une chance, une seule petite, de pouvoir un jour l’incarner comme si on l’avait écrit. Jouer les Lettres de mon moulin comme si c’était moi qui les avais pensées, imaginées. Comme si je m’en étais souvenu. Comme si je les avais vécues.

Je ne vais pas essayer de me lancer dans de grandes théories littéraires ou théâtrales, — encore moins politiques…— pour m’expliquer ou me justifier sur le choix de monter et jouer Alphonse Daudet plutôt que tel auteur ou que telle autre, puisqu’en définitive, la seule chose qui m’ait vraiment motivé, c’est l’envie de m’amuser et d’amuser les autres, petits et grands. Et si possible, de les toucher. À part une autre, plus particulière et personnelle : après l’Adieu à Ferdinand, je savais qu’un vide se ferait sentir et qu’il me faudrait quelque chose de fort pour ne pas y sombrer. Une chose qui me ramène à l’enfance, la mienne comme celle de tout le monde. L’enfance de l’art aussi. Voilà, juste ça : des histoires, des paysages, des personnages, des accents. Et un pays. Le mien : la Provence.

Je dédie ce spectacle à ma fille Théodora.

Philippe Caubère, 22 juillet 2020

 

Les Lettres de la première soirée : Installation, La diligence de Beaucaire, Le secret de maître Cornille, La chèvre de M. Seguin, L’Arlésienne, La légende de l’homme à la cervelle d’or, Le curé de Cucugnan et Le poète Mistral.

Les Lettres de la deuxième soirée : La mule du pape, Les deux auberges, Les trois messes basses, L’élixir du Révérend Père Gaucher et Nostalgie de caserne.

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evelyne Dupuis
18/05/20 à 13:56

bonjour, j'espère que ces "lettres de mon moulin "pourront être vues et entendues, j'espère aussi pouvoir prendre 1 place,en venant la chercher dès la réouverture du théâtre.à bientôt j'espère.