Tout ça pour l’amour !

Théâtre de l'Œuvre (Paris)
Du 20 octobre au 31 décembre 2022

- SEULE EN SCÈNE / CRÉATION -

Durée : 1h20

Texte : Julien Poncet
Co-autrice et interprétation : Edwige Baily
Mise en scène : Julien Poncet
Scénographie et costumes : Renata Gorka
Lumières : Julien Poncet
Musique et sound design : Raphaël Chambouvet

Le Théâtre Comédie Odéon, en coproduction avec Ki M’Aime Me Suive, le Théâtre Petit Montparnasse et le Théâtre Le Public

« La littérature, c’est comme un p’tit cachet qui fait des bulles dans l’eau de la vie. »

Texte ciselé, verbe savoureux et parfois fleuri interprété avec fougue et passion, ce seul-en scène s’adresse à tous. Ceux qui ont adoré découvrir la littérature à l’adolescence pour ne plus la quitter… et ceux qui ont détesté !

Évocation virevoltante et captivante de l’Antigone de Sophocle en passant par Flaubert, Rimbaud, Camus…

Ce spectacle prend sa source dans l’histoire vraie d’une femme et d’un amour pur et absolu.

 

Note d’intention

Tout ça pour l’Amour ! est né au printemps 2020, après quelques semaines passées dans le brouillard de la pandémie mondiale. Le temps des interrogations sans queue ni tête et surtout sans réponses avait sonné : quel est le sens de notre métier ? Nous avons rapidement décidé de cesser de réfléchir : c’est au théâtre que nous avons rendez-vous, et ça c’est très clair. Et si nous nous faisions tous confiance et nous remettions à rêver ?

C’est au tout début de cette crise, que nous nous sommes rencontrés et reconnus dans une approche sans prérequis de la création. D’instinct, il nous est apparu que non seulement il serait joyeux de travailler ensemble, mais qu’il serait surtout idiot de ne pas essayer de mettre à profit un temps pour essayer. Dans un flot d’échanges et d’envies communes s’est dessiné le rêve d’un spectacle, que nous imaginions comme une surprise à offrir aux gens quand ils pourront revenir au théâtre, et pour qu’ils y reviennent toujours : faire avec peu de moyens, un spectacle drôle, émouvant, riche, et qui raconterait notre passion pour l’Amour, la poésie, la littérature, le théâtre et la culture. Apprenant à nous connaître, sautant sur les petites pierres de nos souvenirs, de nos émois, de nos émotions, il nous est rapidement devenu évident que ce spectacle nous ramènerait à l’endroit où tout a commencé : les moments de nos vies, souvent l’adolescence, où les mots ont commencé à nous parler, à nous faire prendre
conscience du monde, la découverte à l’école des auteurs, des poètes et le moment étourdissant où nous comprenions qu’il était possible de penser par nous-même… Et c’est chaque fois par un choc émotionnel que les choses arrivaient : un enchaînement de trois petits mots l’air de rien, une phrase, une
strophe, un vers, qui d’un coup soudain apportent une révélation : c’est magnifiquement énoncé, c’est bien ce que je pensais, c’est bien ce que je ressentais, mais je n’étais jamais parvenu à le dire ! Et puisque nous mettions un peu de nos vies dans le shaker, nous avons aussi pensé à nos parents enseignants, et aux enseignants qui nous ont accompagnés comme des parents. Nous avons aussi parlé de notre époque et de ses morales, de ce qui nous fait vibrer, de ces théâtres et de la culture souvent perçus comme des cathédrales imposantes et impénétrables, de nos quêtes d’amour et d’absolu, des vies que
nous voulions construire lorsque nous étions enfants. Et nous avons fini par monter ce spectacle qui rend hommage à ceux qui transmettent, et qui réhabiliterait l’Amour comme un sens inscrit dans l’ADN de l’humanité, considérant l’amour et la culture comme impossibles à juger, enfermer ou posséder. Ils agissent comme des petits cachets qui font des bulles dans l’eau de la vie et qui soulagent des tracas de l’existence.

L’histoire inspirée de faits réels et de la vie de Gabrielle Russier, nous a permis de convoquer une galaxie d’auteurs et de poètes de Sophocle à Pierre Michon, en passant par Camus, Baudelaire, Galilée, Rimbaud, Vian et tant d’autres et de nous rendre compte à quel point, et souvent sans le savoir, ils éclairaient notre vie, celle que nous essayons tous de bâtir comme un petit monument, pour ceux qui resteront.

La presse en parle...

« Un bijou d’intelligence, de finesse, de dérision et d’humour ciselé dans un écrin d’ombre et de lumière, chanté et dansé, ode magnifique à la littérature. » La Libre

Contact : Pauline Guichon
administration(a)comedieodeon.com / 04 78 82 86 30

TEXTE ET MISE SCÈNE

Julien Poncet

Tout d’abord homme de plateau, Julien Poncet a été l’élève d’une classe de conservatoire régional où il a monté plusieurs spectacles comme metteur en scène et expérimenté toutes les phases du travail en « boîte noire ». Il a signé également plusieurs créations lumières.

Une volonté de travailler les idées l’a conduite un temps à s’éloigner des plateaux, se tournant vers un parcours de militant des droits de l’Homme. Après avoir croisé la campagne nationale contre la double peine dont il fut partie prenante au début des années 2000 en organisant de nombreux événements grâce à son réseau culturel, il a pu approcher de près le milieu associatif et l’action concrète, et est ainsi devenu directeur adjoint de Forum Réfugiés. Ces années pour la défense et le développement du droit d’asile l’ont passionné, l’ont formé intellectuellement, et ont nourri sa façon d’aborder les projets. Cette conviction, que la culture était un vecteur fort de diffusion des idées et en même temps une ressource pour la société, ne l’a jamais quittée. Après quelques années d’activité de terrain intense, il a décidé d’y revenir, encore plus stimulé par cette entreprise. Il a écrit et réalisé une série pour France Télévision (16 épisodes de 26 minutes) qui traitait par la fiction des difficultés de la jeunesse sur le Territoire de Mayotte et est ainsi retourné au secteur culturel. C’est à la suite qu’il a monté le projet du Théâtre Comédie Odéon à Lyon qu’il dirige depuis 2016.

Après plusieurs expériences en tant que metteur en scène, dont deux créations à la rentrée :  une nouvelle pièce avec Olivier Marchal, et La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude Grumbert au Théâtre Le Public de Bruxelles ; il signe pour la première fois comme auteur et metteur en scène Tout ça pour l’amour ! en 2021.

 

INTERPRÈTE

Edwige Baily

Licenciée en Arts Dramatique depuis 2004 à l’IAD (Louvain-La-Neuve, Belgique), Edwige Baily est actrice au théâtre et à l’écran.

Au théâtre, du répertoire classique au contemporain, elle joue notamment sous la direction de Galin Stoev dans Les Gens d’Oz (Y.Borissova), de Denis Podalydès dans Le Triomphe de l’Amour (Marivaux), de Laetitia Ajanohun dans Hippocampes, de Philippe Sireuil dans Juste La fin du Monde (JL Lagarce), Le Cid (Corneille), Savannah Bay (M.Duras), La Maman du Petit Soldat (G.Granouillet), de Julien Poncet dans Intra Muros (A.Michalik), de Lorent Wanson dans Un Faust (J.Louvet), de René Georges dans Maison d’arrêt (E.Bond), Bash (N.Labute), de Valentin Rossier dans Macbeth (Shakespeare), de Lara Hubinont dans Ceux qui marchent dans l’obscurité et Hanock’s Cabaret (H.Levin), de Derek Goldby dans Motortown (S.Stephens) et American Witch (D.Foley), de Michel Kacenelenbogen dans À la vie à la mort (B.Cogniaux et P-A Itin), de Franco Dragone dans Othello, etc.

À l’écran, on peut la voir dans la série belge Pandore, (sortie automne 2021), réalisée par Vania Leturcq et Savina Dellicour,), ou encore dans Albatros, réalisée par Wannes Destoop, dans Mobile Home, film de F.Pirot, dans Sens Interdits, film de Sumeya Kokten,  dans Terre nouvelle, court-métrage de Bernard Dresse, dans L. , ou La Maison, court-métrages de Vania Leturcq, etc.

Edwige est aussi chanteuse, en préparation d’un album en chanson française, dont la sortie est prévue en 2022.

Elle prête également sa voix dans la B.O du film L’Année prochaine de Vania Leturcq, composée par Manuel Roland.