Prix d’éloquence Jules Favre

lundi 8 avril 2019
à 20h

Jury :
Carmen Maria Vega, Myriam Laïdouni-Denis, Tim DupAxel Auriant et Ophélia Kolb

Le prix Jules Favre est le concours d’éloquence annuel de Sciences Po Lyon. L’édition 2019 du prix prend une dimension et un sens nouveaux : le prix est accueilli à la Comédie Odéon et s’engage pour la première avec pour thème la jeunesse.

Comment saisir l’essence de la jeunesse d’aujourd’hui ? Que peut la jeune génération contre les horreurs du monde et les épreuves de la vie ? Détruit-elle tout l’héritage qu’elle effleure ou construit-elle sur les ruines des générations précédentes ?

Presque 100 ans se sont écoulés depuis la représentation d’une jeunesse dorée insouciante et torturée par F. Scott Fitzgerald, pourtant le mythe d’une jeunesse sacrifiée continue de perdurer. Emblème des révolutions de Mai 68, investigatrice des Printemps arabes, de MeToo… la jeunesse est-elle réellement destinée à s’assagir, à trouver une mesure dont elle est supposée dépourvue ?

Se briser sous le coup des drames ?

N’est-elle pas en vérité le moteur de tout changement et de toute restructuration sociale ? Comment représenter une jeunesse fière de porter ses convictions, ses contradictions et son désir d’un monde meilleur dans un contexte mondial hostile et déroutant ?

Pour son édition 2018, l’équipe du Prix Jules Favre a choisi de parler de la jeunesse. La beauté de ses rêves et de sa mélancolie, le pouvoir de sa mobilisation.

Parler de la jeunesse pour en faire exister toute sa complexité et son importance. Lui donner la parole pour se défendre surtout, se déprécier parfois, se battre pour ce en quoi elle croit, ce qu’elle espère, ce dont elle n’ose parler. Permettre par l’éloquence une tribune dédiée à ceux qui se taisent, à ceux qui veulent briser le silence, à ceux qui veulent écouter, ouvrir la voie à l’expression d’une jeunesse riche de ses contradictions et de ses convictions. Défendre une génération qui se cherche, qui se bat, qui se perd, qui se trouve.

Une tribune pour tout ce qui la définit, qui fait ce qu’elle est, dans sa pluralité, dans la richesse des différences de celles et ceux qui la composent. Montrer son âme, sa force, sa volonté de n’être ni victime ni objet. Croire qu’en s’en tenant à ses ambitions on peut changer ensemble un monde qui en a grand besoin, que l’éloquence portée par la jeunesse peut toucher, émouvoir, donner à entendre et à réfléchir. Affirmer enfin, que les seules limites à l’ambition de ceux qui représentent aujourd’hui la jeunesse sont celles qu’elle se fixe.