Rencontre avec Christelle Bardet et Philippe Awat

Mardi 12 mars
à partir de 19h

Dans le cadre des représentations du spectacle de Philippe Awat Ma mère m’a fait les poussières, nous vous proposons une soirée d’échanges et de rencontres autour de l’accueil et de l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
 
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Une pièce qui traite magnifiquement, sans pathos, avec la légèreté de la vie, d’un sujet délicat : la disparition progressive d’un être cher dans les limbes de l’Alzheimer. La vie jusqu’au bout, ce lien entre les êtres qui ne peut se rompre même s’il vient ici à échapper de plus en plus. Adapté du roman Psaumes Balbutiés de l’écrivain flamand Erwin Mortier, Philippe Awat, comédien et metteur en scène, se pose en messager, engageant sur le plateau son expérience personnelle face à cette maladie et alliant, dans une poignante mise en abîme, son cheminement à celui de l’auteur.
 
☛ Plus d’informations sur le spectacle : http://bit.ly/2NpfCM0
 
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20h30 : Rencontre/Dédicace avec Bardet Christelle
Nous sommes très heureux de vous inviter à rencontrer Christelle Bardet à l’occasion de la sortie de son roman « Quand maman plantait des brosses à dent. Alzheimer du rire aux larmes ».
 
En 2002, la mère de Christelle Bardet est diagnostiquée atteinte de la maladie d’Alzheimer à l’âge de 56 ans. L’auteure l’accompagne durant quatorze ans et raconte les premiers troubles, la vie à la maison, puis en institution. Elle livre des moments magnifiques, pleins d’amour, parfois drôles et poétiques. Un témoignage poignant et souvent irrésistible, pour aider à faire évoluer notre regard sur la maladie.
« À travers la fenêtre, je revois sa frêle silhouette de dos, se détachant sur le lon balcon. Habillée d’un tablier, une spatule en bois dans une main, un pot d’eau dans l’autre, elle parlait parfois à ses brosses à dents, comme elle le faisait autrefois avec ses plantes grasses… Quatre balconnières couleur terre cuite, accrochées le long de la rambarde bleue de la terrasse, accueillaient ses créations. Des dizaines de brosses
à dents, des bleues, des rouges, des souples, d’autres à poils durs, mais toutes dans le même sens, les poils vers le ciel, étaient réparties soigneusement dans le terreau humide de sa nouvelle logique. Chaque jour, elle ouvrait la porte-fenêtre pour accéder à son jardin, s’en occuper avec soin et l’admirer, les bras sur les hanches. » Christelle Bardet